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La Bataille de Gaulle - Partie 2 : j’écris ton nom


Juin 1940. La France s'effondre et signe l’armistice. Au milieu du chaos, un homme refuse de céder. Seul contre tous, ce général inconnu s'échappe vers Londres pour sauver ce qu'il reste d'un rêve : la liberté.

Sans armée, sans appui, sans espoir. Mais avec une folle conviction : la France, sa France, n'a pas déposé les armes. Il tente un ultime pari : convaincre le monde que la bataille de France n'est ni terminée, ni perdue.

La réalité est têtue, et lui donne tort. Mais peu à peu se lèvent autour de lui en Angleterre, en France et en Afrique des résistants de l'ombre, des lycéens révoltés, des soldats déterminés. Leur foi, leur audace, leur rage de liberté défient l'Histoire qui semblait pourtant écrite d’avance.    

Entretien avec Antonin Baudry - Réalisateur

Pourquoi la bataille de Gaulle et pourquoi l’Âge de fer ?

La bataille de Gaulle, parce que c’est à la fois le combat d’un homme mais aussi celui d’un peuple et d’un pays. L’Âge de fer : dans la mythologie, l’humanité a connu un Âge d’Or, où les hommes vivaient heureux et sans souffrir, auquel a succédé l’Âge de fer, où dominaient l’injustice, la corruption, le mensonge et la trahison. Au Moyen-Âge, tout chevalier digne de ce nom, tentait de faire revenir l’Âge d’Or, en protégeant les faibles et les opprimés et en rétablissant la justice. La France Libre est une chevalerie des temps modernes, et ce titre me parait transcrire fidèlement ce que les personnages du film pouvaient ressentir face à l’occupation, à la collaboration et aux horreurs de la guerre.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de faire un film sur de Gaulle ?

Le personnage de de Gaulle m’intéresse depuis que je suis ado. J’ai lu Le Fil de l’épée quand j’avais 17 ans, ainsi qu’une biographie par Jean Lacouture, mais l’aspect icône du personnage m’en éloignait. Et puis je suis tombé sur la biographie de Julian Jackson qui a modifié ma perspective, peut-être parce que l’auteur était anglais et que son livre échappait au côté “monument national français”. De plus, il recelait de nombreux témoignages de première main, rédigés à l’époque, en direct, et non reconstitués après coup : par exemple, quelqu’un qui note dans son carnet : “Cet après-midi, j’ai rencontré un type étrange, qui semblait sortir du Moyen Âge”.

Pouvez-vous parler des effets spéciaux dans les scènes de bataille spectaculaires ?

Dans ces scènes, il y avait trois vrais tanks, ce qui est déjà pas mal. Un tank consomme mille litres à l’heure, c’est délirant. Ensuite, les effets spéciaux demandent un effort de projection mentale beaucoup plus grand : vous faites votre cadre et 80% de ce qui figurera dedans (chars, avions, bateaux…) est invisible au moment du tournage. Il faut arriver à faire un effort d’imagination. C’est intéressant, et pas désagréable du tout, sachant que les effets spéciaux numériques ne marchent que s’ils s’appuient sur du réel. Par exemple, on filme une explosion, puis on filme le tank qui est censé exploser, ensuite il faut bien coordonner ces deux plans pour qu’on ait l’illusion que le tank explose. On ne va pas se mentir, c’est un peu moins jouissif que de filmer deux grands acteurs.

Le film fait intervenir un très grand nombre de personnages historiques ou fictifs (de Gaulle, Churchill, Roosevelt, Leclerc, Darlan, Fernand, Livia, Blazej…). Était-ce compliqué de gérer tous ces personnages, de les faire tous exister sans que le spectateur ne soit perdu ?

C’était très difficile dès l’écriture, puis au montage où il fallait les suivre, ne pas les perdre de vue. Il fallait aussi trouver la bonne mesure entre le plaisir d’un spectateur qui connait très bien cette période historique et le plaisir d’un spectateur qui l’ignore. Trouver l’équilibre entre la narration et le divertissement. Mais le plus important c’est l’incarnation. J’ai eu la chance de travailler avec des interprètes extraordinaires, qui se sont tous emparés de leur personnage.

Thriller Historique réalisé par Antonin Baudry. Noté 4,1 sur AlloCiné.

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