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Défaillances d’entreprises : pourquoi 2026 met les dirigeants sous pression


Après plusieurs années de soutien massif à l’économie, la France fait face à une réalité plus brutale : le nombre de défaillances d’entreprises atteint un niveau historiquement élevé. Dans les statistiques économiques, une « défaillance » désigne une entreprise qui n’est plus en mesure de faire face à ses paiements et qui entre dans une procédure judiciaire (sauvegarde, redressement ou liquidation).

Selon les dernières données disponibles, près de 68 500 entreprises ont fait défaut sur l’année écoulée, touchant principalement les TPE et PME, mais aussi des structures plus établies. Ce mouvement marque la fin d’un cycle de résilience artificielle et l’entrée dans une phase de sélection économique, où la solidité financière, l’anticipation et l’agilité deviennent déterminantes.

1. Un niveau de défaillances durablement élevé

Contrairement aux crises précédentes, la hausse actuelle ne repose pas sur un choc unique, mais sur l’accumulation de contraintes économiques :

- fin progressive des aides exceptionnelles
- resserrement des conditions de financement
- inflation des coûts de production
- allongement des délais de paiement

Concrètement pour les dirigeants: la disparition des dispositifs de soutien impose de piloter l’entreprise dans un environnement plus « réel », où chaque déséquilibre de trésorerie peut rapidement devenir critique.

2. Les causes principales : la trésorerie avant tout

La majorité des défaillances ne sont pas liées à un manque de commandes, mais à des tensions de trésorerie mal anticipées. Parmi les facteurs les plus fréquents :

- retards de paiement clients
- charges fixes élevées et peu flexibles
- dépendance à un nombre limité de donneurs d’ordre
- difficulté à absorber les hausses de coûts

Concrètement pour les dirigeants

La trésorerie devient un indicateur stratégique au même titre que le chiffre d’affaires. Une activité en croissance peut masquer un risque financier réel.

3. Des secteurs plus exposés que d’autres

Si aucune activité n’est totalement épargnée, certains secteurs concentrent une part importante des risques :

- BTP : hausse des coûts, retards de chantiers, tensions sur la main-d’œuvre
- Commerce : arbitrages de consommation et pression sur les marges
- Services aux entreprises : dépendance à quelques grands clients

Concrètement pour les dirigeants : Identifier son exposition sectorielle permet d’anticiper les risques de défaillance en chaîne (clients, fournisseurs, partenaires).

4. 2026 : une année de vigilance stratégique

L’année 2026 s’annonce comme une période charnière. La normalisation économique s’accompagne d’un durcissement des conditions de marché :

- accès au crédit plus sélectif
- exigences accrues des partenaires financiers
- moins de tolérance face aux retards ou aux déséquilibres

Concrètement pour les dirigeants : échanger entre pairs, partager des informations économiques locales et identifier rapidement les signaux faibles devient un levier de sécurisation autant qu’un outil de développement.

Source : Banque de France. Photo : Andrea Piacquadio - Pexels.

 

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