La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a lancé une réforme pour moderniser le métier d’infirmier et mieux répondre aux besoins des patients. Elle vise à donner plus d’autonomie aux infirmiers, valoriser leurs consultations, et adapter la formation aux besoins du système de santé, tout en renforçant les effectifs et les spécialités pour améliorer l’accès aux soins sur tout le territoire...

Dès 2026, les infirmiers pourront prendre en charge directement certaines situations jusqu’ici dépendantes des médecins. Cela concerne notamment la gestion des plaies aiguës ou chroniques et la distribution des kits de dépistage du cancer colorectal.
Sur le terrain, cette évolution permettra de :
- Réduire les délais de prise en charge pour les patients.
- Libérer du temps médical pour les situations les plus complexes.
Les consultations infirmières seront désormais rémunérées et intégrées dans les négociations conventionnelles, ce qui, selon Stéphanie Rist :
- Renforce l’attractivité du métier et la motivation des équipes.
- Permet une meilleure planification des ressources dans les établissements de santé.
La formation infirmière évolue pour mieux répondre aux besoins du système de santé : programmes modernisés, pratiques proches du terrain et plus grande capacité d’accueil.
L’État investit 215 millions d’euros pour ouvrir 5 500 places supplémentaires en instituts de formation, ce qui :
- Contribue à réduire la pénurie d’infirmiers dans les hôpitaux et cabinets.
- Améliore l’efficacité opérationnelle des structures de santé.
Les métiers d’infirmier de puériculture, de bloc opératoire et les infirmiers en pratique avancée verront leur cadre d’exercice évoluer.
Objectif : optimiser l’organisation des équipes et l’accès aux soins, notamment dans les zones où les ressources sont limitées.
Selon Stéphanie Rist, cette réforme vise à renforcer le rôle stratégique des infirmiers dans le système de santé, tout en garantissant un accès aux soins plus efficace et mieux réparti sur le territoire.
Source : sante.gouv.fr