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L'Âme idéale


Elsa, 40 ans, célibataire, a renoncé aux histoires d’amour. Un don un peu spécial la garde à distance des autres : elle peut voir et parler aux morts. Pourtant un soir elle rencontre Oscar, un homme drôle et charmant, qui lui fait espérer à nouveau que tout est possible. Mais au moment où elle commence enfin à tomber amoureuse, Elsa réalise que leur histoire n’est pas aussi réelle que ce qu’elle pensait…

Entretien avec Alice Vial, réalisatrice du long métrage

L'âme idéale mêle comédie romantique et fantastique. D'où vient cette envie ?

De Jean-Toussaint Bernard, mon coauteur. C'est lui qui a eu cette idée d’un mort qui ne sait pas qu'il est mort et de cette femme qui le maintient un temps dans cette illusion. Et bien sûr de l’impossible histoire d'amour qui naît entre eux. Mais la première chose qui m’a plu, c’est ce personnage de passeuse d'âmes, qui a honte de son don et s’isole.

Qu'est-ce qui vous plaisait dans cette idée ?

Ça me plaisait d'aller chercher un réalisme poétique pour raconter une histoire comme celle-ci. Sans tomber dans l’ironie. Cet univers où des gens voient des morts pourrait prêter au rire, à la moquerie. Pourtant j’ai l’impression qu’on a tous besoin en ce moment de spiritualité, de laisser de la place à l’invisible.

Et puis ça me plaisait de tenter de flirter avec les genres, qu’il y ait ce présupposé fantastique au départ, de la comédie, mais qu’on assume aussi l’émotion, la tendresse. Même si cet exercice d’équilibriste est risqué.

Avez-vous pensé à Jonathan Cohen dès l'écriture ?

Oui, très vite ! Je me suis dit que ce serait trop chouette que ce soit lui. Il aimait le scénario, cette histoire lui parlait intimement. Mais comme il est humble, il se demandait s’il serait la bonne personne pour le rôle et ce qu’il pouvait lui apporter. Du coup, il a mis du temps à accepter. Mais une fois qu’il a dit oui, il s’est jeté à corps perdu dans le personnage.

Magalie Lépine-Blondeau est-elle arrivée aussi vite dans le projet ?

On a pris un peu plus de temps. C’était beau parce qu’on a pensé à elle en même temps avec Jonathan. Elle a un truc extraordinaire qui est très inspirant : elle n’a peur de rien. Son jeu est libre et en même temps si précis, elle ose. Le rôle était difficile à jouer parce qu’il fallait qu’on la voie s’ouvrir, se transformer au fil de l'histoire.

Comédie fantastique d'Alice Vial. 4,1 étoiles AlloCiné.

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