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La Statue de la Liberté en chocolat


La statue de la liberté en taille  directe à partir d’un bloc de 360 kg de chocolat, H2.64 m, 320 heures de travail.

Maitre chocolatier, passionné  par l’histoire et les grands bâtisseurs Jean-luc Decluzeau n’a cessé depuis plus de 20 ans de nous surprendre et de nous régaler (des yeux) par ses sculptures en chocolat  hors normes.

Elles ont comme points communs d’être de grande envergure, avec un symbole très fort. 

Après de multiples sculptures, l’arc de triomphe, la tour Eiffel de 3 m, un chalet grandeur nature de 18 m2, Astérix Obélix ….c’est tout naturellement qu’il a répondu favorablement à la demande  de Choco Story pour son nouveau  Musée du Chocolat de Colmar qui devait ouvrir quelques mois plus tard.    

Le sculpteur Fréderic-Auguste Bartholdi étant natif de cette ville, reproduire la Statue de la Liberté en chocolat était une évidence.

Repertoire Image

Sa réalisation

Après des repérages sur place j’ai compris que ma statue allait devenir la pièce maitresse de la salle dédié aux sculptures.

Un nouveau challenge se présentait à moi. 

Pas question de styliser quoi que ce soit, je me devais d’être fidèle à celle de son créateur.

J’avais 5 mois devant moi, suffisamment  pour monter et réaliser ce projet.

Comme pour  chaque sculpture un repérage est nécessaire, visite sur site, prise de photos, se documenter au maximum… Paris, quai de Grenelle, Musée des arts et métiers, jardin du Luxembourg…J’ai même pu échanger avec Guillaume Roche (Essonnien) qui a réalisé la statue de la liberté de Colmar qui fait 12 m de haut. 

Comme un rituel je cherche toujours à connaitre l’histoire de l’objet et surtout celle de son créateur, dans quelles conditions il l’a créé, pour qui, pourquoi, comment…

La recherche de plan est primordiale, dans le cas de la statue de la liberté difficile d’en trouver, à part des dessins fait ultérieurement .Grace aux  plans de Gustave Eiffel de la structure et une  maquette de 32 cm j’ai dû faire un rapport de cotes pour arriver à la bonne échelle.   

Imposé par une hauteur de plafond avec la vitrine et le rail de Led me limitant à 2.90 m, je suis finalement parti sur une hauteur maximum en haut du bras à 2.64 m.

1 mois est passé ,je peux enfin commencer le travail, mais avant de parler chocolat ,il est indispensable de réaliser un support et un axe métallique devant supporter  un bloc 360 kg de chocolat, surtout sur cette hauteur sachant que la base  ne fait que 80 cm au carré.

Chose faite c’est 120 blocs de 3 kg que je dois couler, puis assembler.

Par manque de hauteur dans mon atelier la tête et le bras de la torche seront réalisés à part.

Nouvelle difficulté qui me demande de ne pas me tromper dans mes calculs, sachant que le montage final se fera quelques mois plus tard sur place, au musée.

Le bloc étant fait je peux enfin commencer la taille directe, de mon bloc.

Comme une sculpture de pierre ou de bois je commence par le dégrossissage au couperet, ensuite  à l’épannelage au couteau, marquer les plis au disque, puis arrive le travail du ciseau à bois qui vont accentuer le mouvement   en multipliant les plis (1000 à la base)   pour finir à la gouge  et à l’ébauchoir.

Après 40 kg de chocolat de perdu et 250 heures de travail de sculpture, je pouvais enfin patiner ma statue destiné à lui donner une protection et un bel éclat.

Après plus de 30 dessins 200 photos, des reportages vidéo et des articles de presse le musée de Colmar était prêt à la recevoir.

Conçue spécialement, j’ai dû fabriquer comme pour chacune de mes sculptures, une caisse en bois adapté pour son transport et optimiser le risque de casse.

Après plusieurs mois, c’est bon j’étais dans les temps, ma sculpture quittait Limours pour Colmar.

Soulagé, la livraison s’étant  bien passée il fallait maintenant la déballer et l’installer dans un musée encore en chantier.

Assembler la tête et le bras de la torche était mon dernier challenge. Avec très peu de lumière et quelques heures, c’est encore un moment fort que je vis.
La statue est définitivement à sa place, sans aucune casse. Maintenant elle peut recevoir sa vitrine  à 6 cotés et là, je dois faire confiance aux spécialistes.

Après quelques dernières mises au point d’ordre générale pour le musée l’inauguration pouvait avoir lieux.

Le 17 novembre 2019 le 8ème musée du chocolat de CHOCO STORY ouvrait ses portes pour le plaisir de tous au centre de la vieille ville de COLMAR.

A chacun son aventure et ses challenges.
Fabrice Stijnen  et Eddy Van Belle pour la création du musée de 900 m2 dans un temps record et moi pour avoir répondu à la demande.

Texte écrit par Jean-Luc Decluzeau.

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